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La publicité arrive à grands pas dans Windows 11


J'en ai rêvé, Microsoft l'a fait ! Eh oui, non seulement Windows 11 est payant, mais maintenant vous allez avoir droit à de la pub en plus, elle est pas belle la vie ?

Crédit image : Nothing Ahead

Microsoft a récemment déployé une mise à jour facultative pour Windows 11, KB5036980, qui introduit des « suggestions » dans le menu Démarrer. Ces suggestions sont en réalité des publicités pour des applications à récupérer dans le Store. Bien qu'elles puissent être facilement désactivées, cette pratique reflète un problème croissant et suscite des inquiétudes quant à l'expérience utilisateur.

La section « Nos recommandations » du menu Démarrer affichait auparavant les dernières applications installées et les fichiers utilisés par l'utilisateur. Désormais, elle présentera également des logiciels que l'utilisateur ne possède pas, en provenance du magasin d'applications de Microsoft. L'objectif est d'inciter les utilisateurs à installer ces applications et d'encourager les développeurs à proposer leurs applications sur la plateforme de la firme de Redmond.

Microsoft précise que les applications affichées proviennent d'une « petite sélection de développeurs triés sur le volet » (ou peut être ceux qui ont les moyens de mettre du pognon sur la table ...). La société semble vouloir avancer rapidement sur ce sujet, car les tests autour de cet ajout n'ont débuté qu'il y a deux semaines dans le canal bêta. Habituellement, plusieurs mois sont nécessaires avant de voir un test se concrétiser ou non.

Heureusement, il est possible de désactiver ces recommandations/publicités. Pour cela, il suffit de se rendre dans les Paramètres de Windows 11, de cliquer sur le menu Personnalisation, puis sur la section Démarrer, et enfin de décocher la case « Afficher des recommandations pour les conseils, les raccourcis, les nouvelles applications.... ».

Cette initiative de Microsoft s'inscrit dans une stratégie plus large qui semble rendre son système d'exploitation moins attrayant pour certains utilisateurs. Entre les changements de visuels du menu Démarrer, l'introduction de publicités et la surveillance de l'IA, il est possible que Windows 11 ne s'attire pas les faveurs des usagers. Cette version de l'OS n'est pas la plus aimée ; Windows 10, en comparaison, rencontre beaucoup plus de succès.

Ne serait il pas le moment de commencer à se tourner vers linux ?

De plus en plus d'utilisateurs se tournent vers Linux en raison des préoccupations concernant la confidentialité, la sécurité et la personnalisation de leur système d'exploitation. Avec l'arrivée de publicités dans le menu Démarrer de Windows 11, certains utilisateurs peuvent être tentés de faire le pas.

Linux est un système d'exploitation qui offre de nombreux avantages par rapport à Windows. Il est gratuit et open source, ce qui signifie que les utilisateurs peuvent le télécharger, l'utiliser et le modifier gratuitement. En outre, Linux est réputé pour sa sécurité et sa stabilité, ce qui en fait un choix populaire pour les serveurs, les systèmes embarqués et les postes de travail.

Linux offre également une grande flexibilité en termes de personnalisation. Les utilisateurs peuvent choisir parmi une grande variété de distributions, chacune avec ses propres caractéristiques et avantages. De plus, Linux prend en charge une grande variété de logiciels open source, ce qui permet aux utilisateurs de trouver des alternatives gratuites à de nombreux logiciels propriétaires coûteux.

Cependant, le passage à Linux peut être difficile pour certains utilisateurs, en particulier ceux qui sont habitués à l'interface utilisateur de Windows (quoiqu'avec Mint ... ce n'est plus très vrai...). Linux peut également être plus difficile à configurer et à utiliser pour les utilisateurs qui ne sont pas familiers avec la ligne de commande, même si celle-ci se voit maintenant simplifiée par des outils graphiques. Au passage, Ubuntu vient de sortir la version 24.04 LTS "Noble Numbat" (marquant les 20 ans de Ubuntu) qui apporte encore beaucoup de nouveautés.

En fin de compte, le choix de passer à Linux dépend des préférences et des besoins de chaque utilisateur. Si vous êtes préoccupé par la confidentialité, la sécurité, la stabilité et la personnalisation de votre système d'exploitation, Linux peut être une excellente option à considérer. Cependant, si vous êtes habitué à l'interface utilisateur de Windows et que vous utilisez des logiciels propriétaires spécifiques, le passage à Linux peut être plus délicat.


Sources multiples :
Tom's Hardware
Microsoft
Les Numériques
Microsoft


Publié le par Technifree


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Game Over ! Le grand chambardement de l'industrie du jeu vidéo en 2024


Ces dernières années, l'industrie des jeux vidéo a connu un bouleversement sans précédent. Propulsée à des sommets durant la pandémie de COVID-19, elle fait aujourd'hui face à un réajustement brutal. Entre innovations technologiques et incertitudes économiques, les licenciements massifs de 2024 ne sont que la partie visible d'un iceberg complexe.

Crédit image : freepik

Lorsque le monde s'est figé sous l'effet des confinements, les jeux vidéo ont été une échappatoire pour des millions de personnes, propulsant l'industrie à des niveaux de profitabilité records. Les entreprises, anticipant une croissance continue, ont massivement investi et embauché. Aujourd'hui, alors que les effets de la pandémie s'estompent, ces mêmes entreprises doivent naviguer à travers les eaux tumultueuses d'un marché en saturation. En 2023, nous avons atteint un point de saturation dans le secteur, exacerbé par des taux d'intérêt élevés et une réduction des capitaux disponibles​​.

Des studios renommés aux startups ambitieuses, nul n'a été épargné. Des cas comme ceux de Ridgeline et Deviation Games illustrent des fermetures déchirantes, où même les projets les plus prometteurs n'ont pu voir le jour​ (Wikipedia)​. Riot Games et Twitch, quant à eux, ont procédé à des réductions drastiques, citant la nécessité de recentrer leurs activités après une expansion trop ambitieuse​. Et encore, je ne parle pas ici de la fermeture de Bethesda France (Fallout) qui reste un drame économique et social, surtout quand on voit le succès de la série sur Amazon vidéo, une publicité qui arrive trop tard.

Derrière les chiffres et les analyses financières, il y a des vies bouleversées. Nathan Kellman et Colin McInerney, deux développeurs touchés par ces vagues de licenciements, partagent une réalité sombre : l'industrie qu'ils aiment leur paraît de plus en plus inhospitalière​​. La désillusion est telle que beaucoup, notamment les jeunes talents, remettent en question leur avenir dans ce secteur.

Face à cette instabilité, les appels à la syndicalisation se font plus pressants. Les travailleurs du jeu vidéo, longtemps habitués à des cycles d'embauche et de licenciement rapides, cherchent désormais à se doter de structures capables de protéger leurs droits et leur bien-être​​.

Vers un avenir incertain mais nécessairement différent

Alors que l'industrie se prépare à affronter 2025, les stratégies se redéfinissent. L'adoption de nouvelles technologies et l'exploration de modèles économiques alternatifs pourraient être des clés pour éviter de futures crises. Peut-être est-ce le moment pour l'industrie de repenser son approche, de prioriser la durabilité sur l'expansion rapide et de rééquilibrer les attentes en termes de profitabilité et de responsabilité sociale.


Les licenciements massifs de 2024 ne sont pas juste un symptôme d'un marché en correction, mais un signal d'alarme pour une industrie à la croisée des chemins. C'est une invitation à envisager un futur où l'innovation et le respect de la force de travail marchent de pair, redéfinissant ce que signifie réussir dans le monde des jeux vidéo.

Comme je le dis très souvent, le capitalisme est le cancer de l'humanité, en voici une belle preuve !


Sources multiples :
Breakflip
Fastcompany
PC Gamer
LeDevoir


Publié le par Technifree


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La fin du divertissement, bienvenue dans l'ère de la distraction compulsive


Quand la culture et le divertissement cèdent leur place à l'addiction numérique, ma petite analyse sarcastique et inquiétante de notre avenir dominé par les écrans (tous les écrans !)

Crédit image : Pexels | Whicdhemein One

Dans un monde où les discours politiques sont devenus aussi passionnants qu'une sieste au soleil, il est grand temps de se tourner vers la culture, ce joyau qui évolue à la vitesse de la lumière. Oubliez les candidats qui se recyclent d'une élection à l'autre, et venez plutôt découvrir les bouleversements qui secouent le monde des arts et du divertissement.

En 2024, la culture est en pleine mutation, et il faut s'accrocher pour suivre le rythme. L'année dernière, mon discours sur l'état de la culture faisait autorité, mais aujourd'hui, Il est déjà plus dépassé qu'un Minitel dans un monde dominé par les smartphones. Nous vivons une époque effrénée et périlleuse pour l'économie créative, et rien ne semble pouvoir arrêter cette course folle.

Alors, laissez-moi vous raconter pourquoi le divertissement tel que nous le connaissons est mort, et ce qui se prépare pour prendre sa place. Contrairement à ce que pensent de nombreux créatifs, il n'y a pas que deux options : donner au public ce qu'il veut (le rôle du divertisseur) ou lui imposer des exigences (là où commence l'art). Cette vision est complètement dépassée.

En effet, nous assistons à la naissance d'une culture post-divertissement, qui ne sera d'aucun secours pour les arts ni pour la société en général. Même les mastodontes du divertissement sont en difficulté. L'industrie du cinéma, par exemple, est en crise : Disney voit tout rétrécir (sauf le salaire de son PDG), Paramount licencie 800 employés et cherche un nouveau propriétaire, Universal sort les films en streaming après seulement 3 semaines en salles, et Warner Bros gagne plus d'argent en annulant des films qu'en les sortant (et encore, je ne parle pas ici des fonds verts de Marvel).

Le monde de la musique n'est pas en reste. Aujourd'hui, les musiciens valent plus cher morts que vivants (rien qu'à voir les concerts symphoniques de Johnny ou l'énorme opération réalisée par Sony il y a quelques jours - l'investissement dans le catalogue de chansons de Michael Jackson pour une valeur de 1,2 milliard de dollars), et les labels préfèrent investir dans des catalogues existants plutôt que de lancer de nouveaux talents. Et que dire de la télévision, où le nombre de séries scénarisées commence à diminuer après des années de croissance ?

Mais alors, que va-t-il remplacer ce divertissement en déclin ? Eh bien préparez-vous à l'ère de la distraction, où le défilement incessant et les vidéos éclair de 15 secondes règnent en maîtres. Les réseaux sociaux se transforment en plateformes de divertissement addictives, où chaque stimulus ne dure que quelques secondes et doit être répété indéfiniment. (ahh les short de Youtube qui nous hypnotisent)

Ce modèle, basé sur la chimie de notre corps et l'addiction à la dopamine, est en passe de devenir plus important que les arts et le divertissement réunis. Les géants de la tech ne cherchent plus à trouver le prochain Michel-Ange ou Mozart, mais plutôt à créer un monde de junkies accros à leurs écrans.

Et ne croyez pas que cela s'arrêtera là. Les casques de réalité virtuelle et les mondes virtuels sont déjà en train de transformer nos vies en expériences passives et artificielles, comme dans le film The Matrix. Les conséquences sur notre santé mentale et notre bien-être sont inquiétantes, mais les PDG des entreprises technologiques ne semblent pas s'en soucier, tant que ça rapport du fric.

Alors, préparez-vous à vivre dans un monde où la culture avec un grand C et même le divertissement le plus simple seront remplacés par des activités compulsives et addictives. Et si vous pensiez que la vie d'artiste était difficile jusqu'à présent, attendez de voir ce que l'avenir nous réserve.

Mais ne désespérez pas trop vite. Il est encore possible de résister à cette tendance et de se déconnecter de temps en temps pour profiter du monde réel. Et qui sait, peut-être qu'un jour, nos dirigeants politiques se réveilleront et décideront de s'attaquer à ce problème. En attendant, restez accrochés à vos écrans, et n'oubliez pas de liker, partager et commenter cet article ! :-)


Publié le par Technifree


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La bulle de l'intelligence artificielle, entre spectacle et réalité


L'intelligence artificielle (IA) est au cœur de l'actualité et suscite un engouement sans précédent auprès du grand public. Les performances de systèmes tels que ChatGPT et Dall-E laissent entrevoir des possibilités fascinantes, mais aussi des limites et des risques qu'il convient de ne pas négliger. Penchons nous un peu sur la nature de cette technologie, ses avancées et ses écueils, ainsi que sur la bulle spéculative qui l'entoure.

Crédit image : pexels | Hatis Baran

De quoi parle-t-on ?

L'intelligence artificielle désigne un ensemble de techniques permettant à un logiciel d'être "entraîné" à partir de données d'apprentissage, plutôt que d'être programmé de manière déterministe. L'objectif est de permettre au logiciel de tirer des enseignements à partir de ces données et de prendre des décisions en fonction de paramètres modifiables. Cependant, cette approche soulève des questions de responsabilité en cas d'erreur ou de défaillance du système.

Les limites de l'IA (exemple de ChatGPT)

ChatGPT est un système de conversation basé sur l'intelligence artificielle qui fonctionne en prédisant le mot le plus probable à chaque étape de la conversation. Bien qu'il puisse donner l'impression de comprendre et d'interagir de manière humaine, il ne fait en réalité que suivre des schémas statistiques appris à partir de ses données d'apprentissage. Cette approche présente des limites, notamment en ce qui concerne la compréhension réelle du langage et la capacité à fournir des réponses pertinentes et adaptées.

La bulle spéculative autour de l'IA

L'engouement pour l'intelligence artificielle a entraîné une bulle spéculative, avec des investissements massifs dans des entreprises proposant des solutions basées sur l'IA. Toutefois, la réalité des performances et des capacités de ces systèmes est souvent bien éloignée des attentes suscitées. De plus, les coûts élevés en termes d'énergie et de données nécessaires à l'entraînement des algorithmes posent des questions éthiques et environnementales.

Les risques et les enjeux de l'IA

L'utilisation de l'intelligence artificielle soulève des questions éthiques et juridiques, notamment en ce qui concerne la responsabilité en cas d'erreur ou de dommage causé par un système d'IA. De plus, la collecte et l'utilisation de données personnelles pour entraîner les algorithmes peuvent porter atteinte à la vie privée et aux droits fondamentaux des individus. Enfin, la dépendance croissante à l'égard de l'IA pourrait entraîner une perte de contrôle et de compréhension des systèmes informatiques par les humains.


L'intelligence artificielle est une technologie prometteuse, mais dont les limites et les risques doivent être pris en compte. La bulle spéculative qui l'entoure tend à amplifier les attentes et à minimiser les défis auxquels elle fait face. Il est essentiel de développer une approche responsable et éthique de l'IA, en prenant en compte les enjeux éthiques, juridiques et environnementaux qu'elle soulève, et en veillant à ne pas surestimer ses capacités réelles.


Source :
Ploum

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Discord : la confidentialité des utilisateurs menacée par la vente de données


Spy Pet, un service en ligne qui collecte et vend des données de Discord à des entreprises et des forces de l'ordre, met en lumière les risques pour la confidentialité des utilisateurs de la plateforme de discussion en ligne.

Crédit image : Sergei Elagin/Shutterstock

Si vous utilisez Discord, soyez prudents ! votre activité sur les messages publics et les canaux vocaux a peut-être été collectée et vendue en ligne pour aussi peu que 5 $.

C'est le site 404Media qui a révélé l'affaire en premier lieu, rapportant qu'un service en ligne appelé Spy Pet collectait des données sur plus de 10 000 serveurs Discord. Les données collectées sont utilisées à diverses fins : Spy Pet les vend pour aussi peu que 5 $ en cryptomonnaie (y compris Bitcoin, Ethereum ou Monero) à quiconque le souhaite, mais surtout aux forces de l'ordre et aux organisations cherchant à entraîner des systèmes d'intelligence artificielle.

Selon le rapport, Spy Pet transforme essentiellement la plateforme fragmentée de Discord, où les utilisateurs peuvent poster sur des milliers de serveurs de leur choix, en un moyen facile de cibler l'activité d'un utilisateur. Toute personne qui paie peut décider de voir ce que vous avez publié et où, en un seul endroit. En gros, ça craint !

404Media a testé Spy Pet et a constaté qu'il fonctionnait comme annoncé. Bien que le site ne puisse pas confirmer les affirmations de Spy Pet selon lesquelles il détiendrait les données de plus de 14 000 serveurs, 600 millions d'utilisateurs et 3 milliards de messages, il a quand même pu acheter avec succès des données auprès de ce service. Il semblerait que l'on puisse rechercher un utilisateur spécifique pour environ 10 cents. (Je suppose que c'est tout ce que nous valons!)

Spy Pet dispose de données provenant d'une grande variété de serveurs, allant des communautés de jeux comme Minecraft, Among Us et Runescape, aux serveurs concernant la cryptomonnaie. Cependant, 404Media rapporte que de nombreux serveurs parmi les dizaines de milliers répertoriés ici ne disposent d'aucune donnée et ne semblent pas susceptibles d'être collectés.

Un nouveau problème pour la confidentialité sur Internet

Il s'agit évidemment d'une violation massive de la confidentialité des utilisateurs, mais c'est une histoire compliquée. Tout d'abord, Spy Pet ne collecte pas les messages directs : vos messages privés entre autres utilisateurs Discord sont en sécurité, ce sont seulement les messages que vous avez publiés sur les serveurs eux-mêmes qui sont concernés.

C'est là que les choses se compliquent : ces messages ne sont pas nécessairement privés. Toute personne qui rejoint le serveur pourra voir tout ce que vous publiez et pourrait collecter ces données elle-même. Théoriquement, si quelqu'un faisait partie de tous les serveurs Discord sur lesquels vous êtes actif, il pourrait effectuer sa propre collecte de données à la Spy Pet. Ce serait étrange de sa part, mais il pourrait le faire.

Ce que fait Spy Pet, bien sûr, va au-delà : ils collectent tellement de données et rendent possible la consultation de toutes vos activités pour un dixième de cryptomonnaie. De plus, ils les vendent à des sources auxquelles vous n'avez pas consenti. Les forces de l'ordre ne se soucient probablement pas de votre activité sur Discord, mais vous ne vous attendiez pas à ce que la police examine vos mèmes Minecraft. Il en va de même pour les entreprises d'intelligence artificielle : je ne voudrais pas que mes données Discord soient utilisées pour entraîner des modèles d'IA, même si ces entreprises manquent d'Internet pour entraîner leurs systèmes.

Ce que vous pouvez faire pour protéger vos données Discord

Malheureusement, il n'y a pas grand-chose à faire pour les données qui ont déjà été collectées : Spy Pet ne semble pas avoir d'intérêt à supprimer vos données de ses serveurs si elles s'y trouvent (se serait trop facile sinon !).

Cependant, à l'avenir, soyez vigilant face à tout bot qui souhaite rejoindre vos canaux Discord. C'est ainsi que Spy Pet semble avoir collecté toutes ces données en premier lieu. Ce n'est pas toujours facile, comme l'explique ce fil de discussion sur Reddit : certains bots ne se présentent pas comme tels, mais apparaissent comme de nouveaux comptes sans aucune information d'identification ou photo de profil, et restent silencieusement dans le canal pour collecter des données. Mieux vaut prévenir que guérir : expulsez les intrus suspects.

Si vous contrôlez le serveur, envisagez de prendre certaines mesures de confidentialité, comme le rendre privé ou modifier les paramètres de vérification du serveur. Ces changements ne garantiront pas la confidentialité, mais ils aideront à éloigner les bots de vos canaux.

Bien que cela ne paraisse pas aussi public que Twitter (X), considérez que tout ce que vous publiez sur Discord sera vu par tous. C'est vraiment une bonne règle de base pour tout ce qui n'est pas chiffré de bout en bout, mais aussi pour tout ce que vous publiez ou envoyez en ligne. Même dans les situations les plus sécurisées, rien sur Internet n'est infaillible, et quelqu'un, quelque part, pourrait voir ce que vous avez dit. Si vous rejoignez un serveur Discord, gardez cela à l'esprit avant de commencer à taper.


Source :
LifeHacker

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Le choc technologique et ses implications pour nos démocraties - la technopolitique expliquée par Asma Mhalla


Comprendre les enjeux politiques et géopolitiques sous-jacents au choc technologique et la nécessité d'une cogouvernance entre les États-Unis et l'Europe.

Crédit image : Decideurs Magazine

Dans son ouvrage "Technopolitique, comment la technologie fait de nous des soldats", Asma Mhalla explore les liens complexes entre la technologie et le politique, et leurs implications pour nos démocraties. Selon elle, la technopolitique est le croisement hybride entre politique et technologie, et elle sera l'une des plus grandes questions globales et transverses du XXIe siècle.

Les BigTech, tels qu'Amazon, Google, Microsoft, Open IA et Palantir, sont des entreprises dotées à la fois de puissance financière et de pouvoir sur leurs utilisateurs. Ils disposent d'outils de soft power (influence et diffusion de valeurs) et de hard power (comme les satellites). Cependant, Asma Mhalla ne considère pas les BigTech comme des États parallèles, mais plutôt comme des extensions de projection de puissance des États. Elle souligne l'importance de comprendre l'ambivalence des relations entre les BigTech et les États.

Face aux BigTech, Asma Mhalla introduit la notion de BigStates, des États qui ont à la fois des velléités de pouvoir sur leur population et de pouvoir dopé par l'intelligence artificielle. Les BigStates comprennent les États-Unis, la Chine, la Russie et Israël, mais pas la France ou l'Europe. Selon Asma Mhalla, l'Europe a pris du retard et minoré la question technologique par manque de vision politique dans un contexte de mondialisation et de désindustrialisation. Elle n'a pas réussi à faire éclore de véritables champions locaux et fait face à un décalage entre le contenu à intention de manipulation sur les plateformes en ligne et le temps d'une enquête institutionnelle.

Asma Mhalla souligne que nous sommes passés d'une démocratie de masse à une hyper personnalisation de masse permise par les algorithmes et la captation de données. Nous sommes tous des cibles potentielles à cause de nos données, et les technologies sont duales car elles offrent un double usage : civil et militaire. Les IA dites génératives dopent et industrialisent la fabrication des guerres de perceptions, qui se jouent sur le très long terme. Chacun ayant un portable dans sa poche, nous sommes tous potentiellement des cibles invisibles exposées à des contenus qui participent à cette guerre organisée par des États étrangers.

Selon Asma Mhalla, la vraie question relève de la gouvernance de l'IA. Elle plaide pour une cogouvernance entre les États-Unis et l'Europe sur ces sujets, car notre principal allié aujourd'hui ce sont encore les États-Unis. Elle souligne que les politiques sont en incapacité à penser en même temps le court et le long terme, et que la France éprouve de grandes difficultés à penser hors d'elle-même, à regarder ce qui se fait ailleurs.

Enfin, Asma Mhalla souligne l'importance de construire un projet politique auquel va s'adapter la technologie et non pas l'inverse. Elle appelle à une conscience et une compréhension totale des enjeux politiques, géopolitiques et démocratiques que l'utilisation de ces outils sous-tendent, afin que le citoyen sache qu'il est dual et peut-être un combattant de cette guerre intangible.


Source :
Décideurs Magazine

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Les plateformes technologiques et les référentiels publicitaires à l'épreuve de la transparence et de la responsabilité


Le rapport "Full Disclosure" de la fondation Mozilla évalue la transparence et la responsabilité des géants de la tech et des référentiels publicitaires face aux défis sociétaux actuels.

Crédit image : Fondation Mozilla

Les plateformes technologiques sont devenues un élément essentiel de notre vie quotidienne, mais leur impact sur notre société est de plus en plus controversé. Les préoccupations concernant la désinformation, la vie privée et la sécurité ont conduit à des appels à une plus grande transparence et responsabilité de la part de ces entreprises. Dans ce contexte, Ranking Digital Rights (RDR), une organisation à but non lucratif, a publié un rapport intitulé "Full Disclosure: Stress Testing Tech Platforms & Ad Repositories", qui évalue la transparence et la responsabilité des plateformes technologiques et des référentiels publicitaires.

Le rapport de RDR se concentre sur les politiques et les pratiques de huit grandes plateformes technologiques - Facebook, Google, Twitter, Microsoft, Apple, Amazon, Tencent et Baidu - ainsi que sur les référentiels publicitaires utilisés par ces entreprises pour cibler les publicités en ligne. Les auteurs du rapport ont évalué la transparence et la responsabilité de ces entreprises en utilisant une méthodologie basée sur 35 indicateurs, regroupés en cinq catégories: gouvernance, liberté d'expression, vie privée, sécurité et responsabilité.

Les résultats du rapport montrent que, bien que certaines entreprises aient fait des progrès en matière de transparence et de responsabilité, il reste encore beaucoup à faire. Par exemple, le rapport note que Facebook a amélioré sa transparence en matière de publicité politique, mais que l'entreprise doit encore faire davantage pour lutter contre la désinformation et les discours haineux. De même, le rapport note que Google a pris des mesures pour améliorer la transparence de son référentiel publicitaire, mais que l'entreprise doit encore faire davantage pour protéger la vie privée des utilisateurs.

Le rapport souligne également l'importance de la transparence et de la responsabilité des référentiels publicitaires, qui sont souvent utilisés pour cibler les publicités en ligne en fonction des données personnelles des utilisateurs. Le rapport note que de nombreux référentiels publicitaires ne sont pas suffisamment transparents quant aux données qu'ils collectent et à la manière dont ils les utilisent. En outre, le rapport souligne que les référentiels publicitaires doivent être plus responsables en matière de protection de la vie privée et de sécurité des utilisateurs.

Le rapport de RDR conclut que la transparence et la responsabilité des plateformes technologiques et des référentiels publicitaires sont essentielles pour protéger les droits de l'homme et la démocratie. Les auteurs du rapport appellent les entreprises à prendre des mesures concrètes pour améliorer leur transparence et leur responsabilité, notamment en publiant des rapports réguliers sur leur impact social et environnemental, en renforçant leur gouvernance et en améliorant leur engagement avec les parties prenantes.

En fin de compte, le rapport de RDR montre que la transparence et la responsabilité des plateformes technologiques et des référentiels publicitaires sont des enjeux cruciaux pour notre société. Il est essentiel que ces entreprises prennent des mesures concrètes pour améliorer leur transparence et leur responsabilité, afin de protéger les droits de l'homme et la démocratie. Les consommateurs, les régulateurs et les investisseurs doivent également exiger une plus grande transparence et responsabilité de la part de ces entreprises, afin de garantir que les plateformes technologiques et les référentiels publicitaires soient utilisés de manière responsable et éthique.


Source :
Fondation Mozilla
Le rapport Full Disclosure

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Remettre l'humain et le droit au coeur des services publics dématérialisés


La protection des données personnelles, un enjeu majeur face aux cyberattaques (utopie quand tu nous tiens ...).

Crédit image : collectifchangerdecap

Depuis 2019, le collectif Changer de Cap rassemble des militants et des associations autour des questions de justice sociale et environnementale, de la défense des services publics et de la promotion de la démocratie réelle. Il constitue une plateforme d’appui et de mise en réseau de collectifs citoyens et autres acteurs locaux en mutualisant les actions porteuses d’alternatives, les informations et les réflexions.

Les membres du collectif travaillent ensemble malgré une grande diversité d’opinions politiques, syndicales ou citoyennes, grâce à la conviction que la mobilisation doit s’enraciner dans la diversité et la richesse des opinions et des actions citoyennes porteuses d’alternatives, dans les luttes et dans une réflexion commune autour de questions concrètes.

Depuis fin 2021, Changer de Cap a ouvert ses actions et réflexions aux conséquences de la dématérialisation des services publics, notamment au sein des CAF. Le recueil de témoignages, un travail de recherche et de réflexion, des rencontres et des forums ont débouché sur le constat de zones de non-droit et d’une maltraitance institutionnelle des plus précaires, ainsi que sur une série de propositions visant à « Remettre l’humain et le droit au coeur de l’action des CAF ».

La mise en lumière d’actions porteuses d’alternatives via le site internet, de luttes victorieuses dans la Lettre mensuelle du collectif, tout comme la mise en perspective politique, font partie de l’ADN de Changer de Cap depuis ses débuts.

Dans le contexte de la dématérialisation des services publics, la protection des données personnelles est devenue un enjeu majeur. En effet, l’État se sert de nos données personnelles et doit les protéger et respecter nos droits. Récemment, une cyberattaque a visé un service public et a entraîné l’exfiltration des données personnelles de 43 millions de personnes, y compris celles d’anciens demandeurs d’emploi jusqu’à 20 ans en arrière. Cette cyberattaque interroge sur la sécurité de nos données personnelles au sein même des administrations qui savent tout de nous grâce à la collecte, au traitement et au partage de ces mêmes données.

La liste des cyberattaques s’allonge et le principal risque est l’usurpation d’identité, avec son cortège de galères. Les administrations doivent donc prévenir toute violation de données personnelles et mettre en place des processus de sécurité dignes d’un organisme étatique. De plus, la conservation aussi longuement des données personnelles interroge vis-à-vis d’un principe de base du RGPD : la stricte limitation de la durée de conservation des données personnelles.

Face à cette situation, Changer de Cap exige des garanties suffisantes de protection de nos données personnelles. L’arrestation de quelques hackers ne suffit pas. Il est nécessaire que toute la lumière soit faite sur les conditions qui ont permis cette fuite de données et sur la responsabilité de France Travail et de ses prestataires en cybersécurité. Plus généralement, les administrations doivent fournir des garanties suffisantes de protection des données personnelles aux administrés. La question de la cybersécurité doit être prise en compte de manière sérieuse dans la mise en œuvre de ces politiques publiques.

Si vous pensez avoir été victime de la fuite de données, Changer de Cap vous encourage à porter plainte via le formulaire de Lettre de plainte en ligne et à indiquer que des poursuites soient entamées non seulement sur les fondements annoncés par le parquet, mais aussi sur le fondement de l’article 226-17 du Code pénal contre toute personne identifiée par l’enquête. Dans tous les cas, protégez-vous en prenant une capture d’écran du message sur votre espace France Travail et en étant particulièrement vigilant aux emails, appels et SMS dans les prochaines semaines. Si vous êtes concerné et intéressé pour aller plus loin dans cette démarche de plainte contre France Travail, vous pouvez contacter le groupe de travail numérique de Changer de Cap, sur leur site internet.


Source :
Collectif Changer de Cap

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Les jeunes Français et la lecture : un attachement réel, mais une pratique en déclin face aux réseaux sociaux


Une étude du Centre national du livre (CNL) met en lumière les défis auxquels font face les jeunes lecteurs dans un monde dominé par les écrans et les réseaux sociaux.

Crédit image : CNL

Le Centre national du livre (CNL) a récemment présenté une étude consacrée aux jeunes Français et à leur pratique de la lecture. Les résultats de cette étude montrent un attachement réel des jeunes à la lecture, mais aussi une baisse de leur pratique, notamment chez les 16-19 ans. Les réseaux sociaux et les écrans sont pointés du doigt comme étant les principaux responsables de cette situation.

Un attachement réel à la lecture, mais une baisse de la pratique
L'étude menée par Ipsos et le CNL a interrogé 1500 personnes âgées de 7 à 19 ans. Les résultats montrent que les jeunes lisent moins qu'il y a deux ans, que ce soit pour l'école ou pour le plaisir. En effet, ils ne sont plus que 84 % à lire pour l'école et 81 % à lire pour le plaisir, contre respectivement 86 % et 83 % en 2022.

Cette baisse, bien que légère, inquiète Régine Hatchondo, présidente du Centre national du livre. Selon elle, ces résultats sont préoccupants non seulement pour la chaîne du livre, mais aussi pour la société dans son ensemble. Elle souligne que le développement de l'esprit critique, de l'altérité, de l'imaginaire, de l'enrichissement du vocabulaire et de la capacité d'exprimer ses émotions passe par la langue et la lecture.

Les réseaux sociaux, un défi de taille
L'étude met en évidence un décrochage important chez les 16-19 ans. Un tiers de ces jeunes ne lirait pas du tout pour ses loisirs, et la part de ceux qui lisent a reculé de 12 points en deux ans. De plus, les jeunes consacrent en moyenne 19 minutes par jour à la lecture, contre 3h11 aux écrans.

Régine Hatchondo pointe du doigt les réseaux sociaux, qui ont réussi à rendre totalement dépendants les enfants, les adolescents et les adultes aux algorithmes. Cette dépendance entraîne des problèmes de concentration et des troubles de l'anxiété, particulièrement chez les 16-19 ans.

La lecture multitâche, une nouvelle tendance
L'étude révèle également que 48 % des jeunes font souvent autre chose en même temps qu'ils lisent. Près d'un jeune lecteur sur deux (69 % des 16-19 ans) fait autre chose pendant ses lectures, et ce encore plus fortement qu'auparavant.

L'éducation, un espoir pour la lecture
Face à ce constat, l'éducation semble être un recours pour promouvoir la lecture auprès des jeunes. Selon Étienne Mercier, directeur du pôle Opinion et Santé de l'Institut Ipsos, l'Éducation nationale fait plutôt bien son travail jusqu'à 16 ans. Cependant, à partir de cet âge, les enseignants perdent la bataille en partie.

Régine Hatchondo invite donc à une multiplication d'actions publiques en faveur de la lecture, comme le partenariat du CNL avec l'Éducation nationale autour du quart d'heure de lecture et le Pass Culture. Elle exhorte également les adultes à endosser des rôles de modèles et à rompre avec leur propre consommation des écrans.


L'étude du CNL montre que les jeunes Français sont toujours attachés à la lecture, mais que leur pratique est en déclin face aux réseaux sociaux et aux écrans. Pour assurer de futures générations de lecteurs et lectrices, il est essentiel de promouvoir la lecture dès la naissance et de sensibiliser les adultes à leur rôle de modèles.


Sources multiples :
Actualitte.com
CNL

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Le projet de loi pour sécuriser internet (SREN) définitivement adopté : un pas vers une régulation accrue de l'espace numérique malgré les réserves


Le projet de loi visant à sécuriser et réguler l'espace numérique (SREN) a été définitivement adopté, malgré des réserves émises par plusieurs groupes concernant la menace potentielle sur les libertés publiques. Le texte a été approuvé par 134 députés et 75 ont voté contre, provenant des rangs du RN et des quatre groupes de gauche. La France insoumise a annoncé un recours devant le Conseil constitutionnel.

Ce projet de loi vise à lutter contre divers fléaux en ligne tels que le cyberharcèlement, les arnaques sur internet, les propos haineux et l'accessibilité des sites pornographiques aux mineurs. Il s'appuie sur les règlements européens sur les services numériques et les marchés numériques pour apporter des réponses à ces problèmes.

Cependant, certaines dispositions du texte ont suscité des inquiétudes. Par exemple, un délit d'outrage en ligne a été créé, passible d'une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros. Ce délit permettra de sanctionner la diffusion en ligne de tout contenu portant atteinte à la dignité d'une personne ou présentant un caractère injurieux, dégradant, humiliant ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante. Cette disposition a été critiquée par l'association de défense des libertés numériques La Quadrature du net et le RN, qui estiment qu'elle est floue et déroge à la loi de 1881.

La France insoumise s'est opposée au projet de loi, le qualifiant de dangereux pour les droits fondamentaux. La députée Sophia Chikirou a soulevé des questions sur l'impact potentiel de ce texte sur la liberté d'expression en ligne.

Le projet de loi instaure également un nouveau cadre légal pour les "Jonum", les jeux à objets numériques monétisables, qui se situent à la frontière entre jeux vidéo et jeux d'argent. Ce cadre autorisera à titre dérogatoire les gains en cryptomonnaie en les encadrant. La France insoumise a critiqué cette réglementation, l'accusant de créer une nouvelle drogue pour de nombreux Français dans le seul but de créer une nouvelle source de revenus pour des start-ups.

En ce qui concerne la réglementation des plateformes de vidéos pornographiques, plusieurs députés et associations féministes et de protection des mineurs ont déploré des ambitions réduites. Ils ont exprimé des inquiétudes quant à l'efficacité du pouvoir de régulation de l'Arcom sur les sites qui n'empêchent pas les mineurs d'accéder à leur contenu, en particulier ceux situés en Europe.

Le texte prévoit également la création d'un filtre anti-arnaques gratuit, le bannissement des cyberharceleurs, la création d'une identité numérique d'ici 2027 et le blocage administratif des sites pornographiques et des médias de propagande.

En résumé, le projet de loi SREN a pour objectif de sécuriser et réguler l'espace numérique en luttant contre divers fléaux en ligne. Cependant, certaines dispositions ont suscité des inquiétudes quant à leur impact sur les libertés publiques et leur efficacité. Le texte a été définitivement adopté, mais fera l'objet d'un recours devant le Conseil constitutionnel.


Sources multiples :
d-rating
CBNews
Assemblée Nationale
Vie Publique
Galaxie Sénat


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